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MEDECINES NATURELLES > MASSAGE THERAPEUTIQUE (page 2/3)
Médecines naturelles, douces et traditionnelles


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MASSAGE THERAPEUTIQUE (2/3)
Médecines naturelles, douces et traditionnelles

Dans la pratique du massage thérapeutique, on observe quatre mouvements de base utilisés par les thérapeutes. Chaque masseur pratique son art avec, au choix, une huile ou un talc, ce qui permet la fluidité des mouvements sur le corps du patient. Le thérapeute amorce en général sa pratique par les effleurements. Il s'agit de détendre les muscles à la surface tout en laissant au patient le temps d'apprivoiser le contact des mains du thérapeute. Les premiers mouvements sont d'habitude très doux, sans pressions et ils servent à mettre le derme en condition. Il s'agit d'un exercice de réchauffement. Le corps se détendra peu à peu et cet état de relaxation le disposera à une plus grande réceptivité.

Une fois le corps du sujet en confiance, le thérapeute peut amorcer la phase du pétrissage. À l'aide de ses paumes et de ses pouces, il s'applique à pétrir les masses de chair plus molles comme s'il s'agissait de malaxer une pâte à pain. Ces pétrissages décontractent les muscles, aussi bien en surface qu'en profondeur mais ils activent également la circulation sanguine de la zone sur laquelle on les pratique. Le thérapeute peut également utiliser son poing fermé pour effectuer des cercles sur les parties charnues comme les fesses, les épaules, les hanches dans le but de décontracter des muscles tendus ou des nœuds. Il pourra exercer, avec le poing ou le pouce, une pression sur une zone douloureuse, pression qu'il accentuera jusqu'à une limite qu'il juge pertinente pour ensuite relâcher cette pression et procurer au patient une sensation de légèreté.

Le thérapeute peut préférer opérer par frictions. Les frictions sont des manipulations destinées à créer l'espace nécessaire entre les tissus lorsque ceux-ci semblent s'amalgamer sous la tension d'un stress quotidien. En amenant les fibres musculaires vers un état de relaxation, on contrevient à l'état spasmodique qui les maintient en réaction agressive constante. Si l'on tient compte que beaucoup de travailleurs modernes oeuvrent dans des bureaux, on observe que les points de douleurs associés aux spasmes musculaires se trouvent le plus souvent au niveau de la zone cervicale et entre les omoplates. Symptomatiques du travail sur ordinateur, on parvient à décoincer ces points de douleur en défaisant les nœuds grâce à des rotations exercées sur les points douloureux avec l'intérieur du pouce. Les spasmes musculaires, si fréquents de nos jours ainsi que les amalgames de masses fibreuses réagissent bien à ce type de traitement. Toutefois, c'est un travail qu'il faut sans cesse recommencer pour en maintenir les bienfaits puisque c'est la combinaison stress/travail qui en est la principale cause.

Selon l'état d'endommagement du sujet, le thérapeute peut enfin se servir d'une dernière technique pour assouplir les muscles et favoriser une meilleure circulation sanguine. Par des mouvements plus brusques, plus directs, des mouvements de choc en quelque sorte et que l'on nomme des percussions, le masseur stimule la circulation des fluides et d'une certaine façon permet à l'énergie vitale du corps humain, énergie toujours associée au fameux Chi ou Qi des philosophies orientales, d'être réactivée. Ces percussions s'expriment soit par des hachements, des claquades ou des tapotements. On les pratique strictement sur les parties les plus dodues du corps humain. C'est à l'aide du tranchant de la main que l'on effectue les hachements. Le but n'étant pas de blesser le patient ou de l'obliger à se contracter parce que le toucher devient trop brutal, on garde la main assez molle pour ne pas agresser la peau. Le mouvement saccadé et rapide donne l'impression que le thérapeute attendrit la partie du corps qu'il travaille. Avec les claquades ou les tapotements, le thérapeute imprime sur la peau une sorte de légère aspiration qui attire le flux sanguin à la surface du derme. Cette technique permet donc aux terminaisons nerveuses ainsi qu'aux tissus sous-cutanés de se ressourcer en réactivant leur activité normale.



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